Dates
Du 13 avril au 30 mai 2027
Du mar. au sam. à 21h
Le dim. à 17h
Durée
1h30
Tarifs
À partir de 20 €
Théâtre
EN ÉMOI
Après une vingtaine d’années de complicité, de collaborations marquantes – d’Oxygène à Danse “Delhi”, en passant par Genèse n°2 ou encore récemment Illusions, Ivan Viripaev et Galin Stoev, qui forment l’un des duos les plus prolifiques et influents du Théâtre contemporain, se retrouvent en avril 2027 pour une nouvelle pièce créée pour la première fois en France, En émoi.
Ulya Richte, écrivaine américaine acclamée et promise au Prix Nobel, reçoit dans son penthouse new-yorkais le journaliste polonais Krzysztof Kaminski pour une interview décisive pour sa carrière.
Malgré la présence de son agent et de son avocate, chargés d’encadrer et de contrôler l’entretien, les accords établis au préalable avec le journaliste volent en éclats. Ce qui devait être une rencontre minutieusement orchestrée devient une confession sans filtre à ciel ouvert.
Avec Catherine Hiegel dans le rôle de l’autrice, En émoi livre une parole sensible et sincère sur le revers du succès, le rejet de son identité, le courage d’être soi et le prix de la création.
TARIFS
Cat. 1 : 45 €
Cat. 2 : 35 €
Cat. 3 : 20 €
Tarif – 26 ans : 12 € en cat. 2
ATTENTION, le tarif -26 ans est accessible sous réserve des places disponibles.
Inscrit(e) au dispositif Pass Culture mis en place par les ministères de la Culture et de l’Éducation Nationale ? Vous pouvez également bénéficier d’un tarif à 15 €
Tarif Voisins (75018 et 75009) :
35 € en cat. 1
Tarif PMR : Des places sont réservées aux personnes à mobilité réduite. Pour bénéficier d’une place en cat. 1 au prix de la cat. 2 (ainsi que la personne qui vous accompagne), merci de contacter la billetterie au 01 46 06 49 24.
Tarif Groupe (+ 10 pers.) | CE :
35 € en cat. 1
Tarif Scolaire : 15 € en cat. 1 ou cat. 2
Pour toute demande de réservation
(CE, GROUPE, SCOLAIRES), contactez :
☎ 01 53 41 85 64
billetterie@theatre-atelier.com
MENTIONS
Texte Ivan Viripaev
Traduction Virginie Ferrere et Galin Stoev
Mise en scène Galin Stoev
Avec Catherine Hiegel, Sébastien Eveno, Marie-Sophie Ferdane, Emmanuel Noblet, Grégoire Oestermann, Galin Stoev
Collaboration artistique, assistanat à la mise en scène Virginie Ferrere
Scénographie Alban Ho Van
Lumières Elsa Revol
Son Joan Cambon
Costumes (en cours)
Production SPUNK COMPAGNIE
Coréalisation le Théâtre de l’Atelier
La compagnie SPUNK est soutenue par le Ministère de la Culture.
Photographie affiche
© Jean-Louis Fernandez
PARTENARIAT
AUTOUR DU SPECTACLE
Note d'intention
LA SOIF DE LIBERTÉ AU BORD DU PRÉCIPICE
Dans la pièce Волнение (que l’on peut traduire par « l’émoi » ou « le trouble ») d’Ivan Viripaev, chaque détour de la pensée frappe comme un coup douloureux. Viripaev revendique le droit inconditionnel de l’artiste à la mystification. Dans le domaine de la fiction, il n’y a pas de limites. Mais dans celui de la réalité – il devrait y en avoir. C’est précisément pour cela que Viripaev marche sans cesse – et ce n’est pas la première fois – au bord du précipice : il semble toujours à deux doigts d’y tomber. Ici encore, son personnage principal – non dépourvu d’un sens de l’humour grinçant – arbore un regard ambigu sur le libéralisme, évoque une sorte de terrorisme permanent que l’individu subit de la part de la société, dévoile l’illusion d’une liberté d’expression sans censure dans notre monde, révèle la lassitude face à la rumination perpétuelle des traumatismes de la Seconde Guerre mondiale, nomme la fatigue provoquée par le battage identitaire devenu omniprésent…
À travers les propos d’une écrivaine célèbre, Viripaev met notre patience à l’épreuve, et lance un défi à notre tolérance. Mais ce qui importe surtout, c’est qu’il ne s’épargne jamais lui-même.
À l’image de l’héroïne de sa pièce, l’artiste Ivan Viripaev donne en réalité une interview à un interlocuteur invisible.
À travers la voix de son personnage principal nous parvient sa confession la plus intime. Ce n’est pas simplement le Viripaev qui provoque et dérange.
Nous voyons ici un dramaturge à nu, mis à vif, qui expose sa douleur la plus profonde au public, qui se dépouille jusqu’à l’os.
À la fin de la pièce, l’héroïne demande pardon au public – que son art ait pu blesser quelqu’un. Et ce geste a la délicatesse d’un adieu.
La pièce parle de la culpabilité d’un créateur bouleversé face aux conséquences – voulues ou non – de sa parole. C’est une reconnaissance de responsabilité pour ce que son agitation/émoi intérieur.e a pu provoquer chez les autres.
L’émoi de l’artiste (inévitable, légitime !) – comme le dit la pièce – ressemble à celui du bourreau au moment du crime ; génie et folie devenus interchangeables. Et même s’il y a de l’amour dans l’art, alors qu’il n’y en a pas dans l’acte de violence, l’art véritable reste une force terrible, destructrice et impossible à dompter.
Galin Stoev
DISTRIBUTION
Ivan Viripaev
Dramaturge
Dramaturge et metteur en scène d’origine russe, il vit et travaille depuis 2014 à Varsovie.
Il s’oppose activement au régime de Poutine, ce qui lui a valu en 2023 d’être condamné par contumace en Russie à 8 ans de prison pour « propagation de fausses informations fondée sur la haine politique ».
Ses pièces sont jouées dans le monde entier et il est aujourd’hui l’un des dramaturges les plus joués en Europe.
Ivan Viripaev est né à Irkoutsk en Sibérie en 1974. En 1995, il termine ses études à l’École de Théâtre d’Irkoutsk et devient comédien en Sibérie puis en Russie. De retour dans sa ville natale, il fonde la compagnie indépendante Espace du jeu. Il se produit à Moscou pour la première fois en décembre 2000 avec son spectacle Sny (Les Rêves).
En France, le spectacle est sélectionné pour représenter la Sibérie en 2001 au festival Est-ouest de Die, puis l’année suivante au Théâtre de la Cité Internationale à Paris.
Dans le même temps, une version bulgare est créée par Galin Stoev à Varna et une version anglaise est mise en espace par Declan Donellan au Royal Court de Londres. Elle s’inscrit dans le cadre d’une présentation de la dramaturgie russe en Grande-Bretagne. De nombreux acteurs britanniques, tels qu’Alan Rickman, y ont participé.
Contraint de quitter sa ville natale à la suite de pressions exercées par les autorités locales, il s’installe à Moscou en 2001 où il participe à la fondation du « Teatr.doc, centre de la pièce nouvelle et sociale », où sont créées ses deux pièces Oxygène en 2003 et Genèse n°2 en 2004. En 2010, il monte deux autres de ses textes : Danse « Delhi » et Comedia, puis Illusions en 2011. En mars 2013, il prend la direction artistique du Théâtre Praktika à Moscou, où est jouée sa pièce Conférence iranienne.
Ses textes sont traduits et joués dans le monde entier, notamment en Allemagne, en Pologne, en Grèce, en Italie, au Canada.
Il a réalisé plusieurs longs métrages. L’un de ses films, Euphoria, a été présenté en compétition principale au festival de Venise et a remporté le petit Lion d’or du jury des jeunes pour le meilleur film.
Ivan Viripaev est à l’initiative de la Fondation TEAL HOUSE présidée par son épouse et partenaire artistique, la comédienne Karolina Grouchka. Pensé comme un espace de soutien aux artistes réfugiés, ce vaste lieu offre à Varsovie des espaces de travail, de rencontre et de représentation, ainsi qu’une « méthodologie, une philosophie, une pratique et une boussole pour ceux qui ont besoin d’aide dans la recherche de leur propre chemin de développement ».
Galin Stoev
Mise en scène
Né en Bulgarie, Galin Stoev est diplômé de l’Académie nationale des arts du théâtre et du cinéma de Sofia et travaille dès 1991 comme metteur en scène et comédien. Il crée d’abord des auteurs classiques (Corneille, Strindberg, Shakespeare, Eschyle, Büchner, Brecht, Musset) pour s’ouvrir peu à peu au répertoire contemporain (Mishima, Harold Pinter, Tom Stoppard, Philip Ridley).
Ses débuts le mènent en divers pays d’Europe et du monde (Londres, Leeds, Bochum, Stuttgart, Buenos Aires) où il signe plusieurs mises en scène.
Au centre de ses expériences déterminantes figure sa rencontre en 2002 avec Ivan Viripaev. Il met en scène sa première pièce, Les Rêves. Vient ensuite la version bulgare d’Oxygène. Invité à Bruxelles en 2002, il monte la version francophone de cette même pièce, puis crée en 2005 Genèse n°2, présentée au 61ème Festival d’Avignon notamment.
En 2011, il monte Danse Delhi à La Colline – théâtre national. Il prend, en 2018, la direction du ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie où il présente la version bulgare de Danse Delhi créée avec la troupe du Théâtre national de Sofia. Il y crée ensuite Insoutenables longues étreintes (2018) dont il assure la traduction puis adapte la pièce en série début 2021. Au printemps 2024, Galin Stoev retrouve Ivan Viripaev avec la création de sa pièce Illusions.
Au ThéâtredelaCité, il crée également La DOUBLE inconstance de Marivaux (2019), Léonce et Léna d’après Georg Büchner avec les comédien·nes du Théâtre de Meiningen (2020) puis IvanOff traduit d’une commande lancée à l’auteur norvégien Fredrik Brattberg d’après Ivanov d’Anton Tchekhov (2021). En janvier 2023, il revient à Anton Tchekhov lui-même et crée Oncle Vania présenté à l’Odéon – Théâtre de l’Europe puis en tournée en 2024. En septembre 2023, il met en scène la pièce de Sasha Denisova, La Haye, avec la troupe du Théâtre national de Sofia.
À la Comédie-Française, il met en scène La Festa de Spiro Scimone (2007). Suivront Douce vengeance et autres sketches d’Hanokh Levin (2008), L’Illusion comique de Pierre Corneille (2008), Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux (2011) et Tartuffe de Molière (2014).
Il a également mis en scène les auteur·rices Yana Borissova (Petite pièce pour une chambre d’enfant et Rose is a rose is a rose), Calderón de la Barca avec La Vie est un rêve (2010), Marivaux dans une version russe de Le Triomphe de l’amour au Théâtre des Nations de Moscou (2012), suivie d’une version française de la même pièce au Théâtre Gérard Philippe (2013), et Ferenc Molnár avec Liliom (2014).
Il a également enseigné au St Martin’s College of Art and Design de Londres, à l’Arden School de Manchester, aux conservatoires nationaux de Ljubljana et de Sofia. Sa pratique pédagogique se déroule également sous forme de Master Class, notamment à Paris (ARTA, ESAD), Marseille (La Réplique), Sofia (NATFA) et Moscou (Territoria).
Pour le cinéma, il réalise le long métrage The Infinite Garden en 2017.
En 2024, il tourne dans le long métrage réalisé par Geneviève Dulude-De Celles, Nina Roza, dont il incarne le personnage principal (sortie prévue en 2026).
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