Dates
Du 24 avril au 23 mai 2027
Le sam. 24 avril à 21h
Les ven. et sam. à 19h
Le dim. à 15h
Durée
1h30
Tarifs
À partir de 20 €
Théâtre
POLAR(E)
Après leur incursion désopilante dans l’histoire du féminisme avec La femme n’existe plus, le duo de choc formé par Céline Fuhrer et Jean-Luc Vincent livre ici une magistrale exploration – à la fois palpitante et cathartique – des ressorts du polar.
Avec un humour décapant et un plaisir du jeu manifeste, ils mobilisent brillamment tous les codes du genre pour mieux questionner l’absolu concept de vérité.
Une comédie haletante, des coulisses du théâtre aux coulisses du tribunal.
Le jeune comédien Hocine Kadiri, dix-sept ans, a disparu.
La dernière personne avec qui il a été aperçu est le metteur en scène à succès Antoine Morceux, bientôt considéré comme le suspect numéro un. Au fil d’une enquête riche en rebondissements, les masques tombent. Arcanes et faux-semblants du petit monde de la culture apparaissent au grand jour…
TARIFS
Cat. 1 : 35 €
Cat. 2 : 25 €
Cat. 3 : 20 €
Tarif – 26 ans : 12 € en cat. 2
ATTENTION, le tarif -26 ans est accessible sous réserve des places disponibles.
Inscrit(e) au dispositif Pass Culture mis en place par les ministères de la Culture et de l’Éducation Nationale ? Vous pouvez également bénéficier d’un tarif à 15 €
Tarif Voisins (75018 et 75009) :
25 € en cat. 1
Tarif PMR : Des places sont réservées aux personnes à mobilité réduite. Pour bénéficier d’une place en cat. 1 au prix de la cat. 2 (ainsi que la personne qui vous accompagne), merci de contacter la billetterie au 01 46 06 49 24.
Tarif Groupe (+ 10 pers.) | CE :
25 € en cat. 1
Tarif Scolaire : 15 € en cat. 1 ou cat. 2
Pour toute demande de réservation
(CE, GROUPE, SCOLAIRES), contactez :
☎ 01 53 41 85 64
billetterie@theatre-atelier.com
MENTIONS
Texte et mise en scène
Céline Fuhrer et Jean-Luc Vincent
Avec Céline Fuhrer, Robert Hatisi,
Nabila Mekkid, Cédric Moreau,
Alexandre Steiger, Jean-Luc Vincent
Création sonore et régie générale Isabelle Fuchs
Scénographie François Gauthier-Lafaye
Costumes Elisabeth Cerqueira
Création lumière Ludovic Bouaud
Régie plateau Jessica Maneveau
Musique originale Christophe Rodomisto
Avec les voix de Barbara Chanut, Servane Ducorps, Claire Dumas
et la participation de Matteo Perez
Production En votre Compagnie
Photographie affiche
© Christophe Rodomisto
PARTENARIAT
AUTOUR DU SPECTACLE
Note d'intention
Le monde ne tourne pas rond et les gens sont capables du pire. À voir l’attrait morbide du public pour les affaires criminelles, on doit admettre que ce constat ne suscite pas que de l’effroi, mais peut-être bien aussi un soulagement, devant la preuve que tout va mal mais que les fous ne sont pas nous. Ou encore un exutoire : le fait divers est, comme le théâtre, cathartique, d’autres vivent pour nous nos peurs, exorcisent nos fureurs, et assouvissent à notre place notre envie de tuer.
Pourquoi alors s’affranchir du documentaire et opter pour la fiction, ôter du fait divers le sel qui en fait la saveur, à savoir l’histoire vraie ? Pourquoi écrire un polar et le porter à la scène, et en quelque sorte ajouter du théâtre à ce qui est déjà si théâtral ?
D’abord parce que mener une enquête stimule notre imagination plus sûrement que tous les exercices qui nous préservent de la sénilité, mais pas de l’ennui.
Ensuite parce que cela nous offre un excellent poste d’observation de la société qui, en déshabillant prévenu comme victime, se met elle aussi à nu… ou bien se drape dans la formule maintes fois entendue et encore plus souvent pensée : « Je dois fermer ma gueule pour ne pas être grillé(e) ».
Enfin, parce que nous voulions tester la solidité de ce concept métaphysique, la Vérité, plongé qu’il est chaque jour dans la sauce du quotidien et les accommodations du mensonge. Ce concept manié et brandi à tout va par la Justice et ses acteurs, et instrumentalisé comme il se doit par le théâtre, où l’on ment sous l’approbation générale et où l’on attend du mensonge qu’il ait l’accent du vrai.
Voilà pourquoi le choix de la fiction plutôt que du documentaire, voilà pourquoi une enquête imaginaire, et un procès qui – à la scène comme dans la vie – n’aura malheureusement jamais lieu.
Céline Fuhrer et Jean-Luc Vincent
DISTRIBUTION
CÉLINE FUHRER
Mise en scène et interprétation
Titulaire d’un master 2 de philosophie, elle se forme comme comédienne à l’école Le Samovar, et diversifie les genres en pratiquant la contorsion.
Elle fonde en 2000, avec J-L Vincent, la Cie L’Antichambre, dont le premier spectacle, Qui Vive, a été créé au Théâtre des Amandiers de Nanterre.
Elle joue ensuite notamment sous la direction de C. Alves-Meira à l’Athénée-Louis Jouvet, et de E. Drouin dans le In des festivals de Chalon-sur-Saône et d’Aurillac.
Elle rejoint les Chiens de Navarre en 2010 et participe pendant dix ans aux différentes créations de la compagnie.
Multipliant les registres, elle a accompagné dernièrement Thomas de Pourquery pour des performances au Printemps de Bourges (2023) ; joué Tristesse Animal Noir d’Anja Hilling, mis en scène par T. Lerolle (2022) ; fait à nouveau quelques incursions dans le cirque, en collaborant notamment avec les acrobates du Galactik Ensemble (Les Célestins, 2023) ; et rejoué les dialogues du film de Jess Franco, Les Inassouvies, dans un ciné-concert dirigé par le compositeur et musicien C. Rodomisto (La Manufacture, Avignon 2022).
Avec son partenaire de toujours Jean-Luc Vincent, elle co-écrit et co-met en scène Prenez garde à son petit couteau, satire politique librement inspirée de Lorenzaccio de Musset, créée au Monfort Théâtre à l’automne 2021.
Leur spectacle La femme n’existe plus, a été joué notamment tout le mois de décembre 2023 au Théâtre du Rond-Point à Paris.
Au cinéma, elle tient le premier rôle féminin dans le film Apnée réalisé par J-C Meurisse (Ecce Films), sélectionné à la Semaine de la Critique au festival de Cannes 2016, et joue dans le dernier film de Lucie Borleteau À Mon Seul Désir (Apsara Films, 2022). Elle est à l’affiche des prochains films d’Antonin Peretjatko, Vade Retro, et de Vinciane Millereau, C’était mieux demain.
Elle apparaît dans plusieurs courts et moyens métrages.
À la tv, elle intervient dans les séries Scènes de Ménages sur M6, Têtard, de Jérémie Sein et Lola Roqueplo, et les trois saisons de Un Entretien, de Julien Patry, diffusées sur Canal+.
On l’a vue dernièrement dans J’étais à ça, de Julie Gali et Martial Schmeltz, sur France 5, et prochainement dans Extra-lucide, de Bruno Merle.
En 2018, elle coréalise avec Emmanuel Matte un moyen métrage, L’Union fait la force (Kazak productions – Festival du Film Politique, Festival International de Montréal, Festival Fifigrot – Groland). Elle a également réalisé une mini-série de sensibilisation au handicap visuel, Jean-Damien et le handicap visuel.
JEAN-LUC VINCENT
Mise en scène et interprétation
Ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, agrégé de Lettres Classiques, Jean-Luc Vincent est acteur, dramaturge et metteur en scène.
Il est l’un des acteurs membres fondateurs des Chiens de Navarre, groupe avec lequel il travaille de 2006 à 2016, dont les spectacles ont beaucoup tourné en France (à Paris au Théâtre du Rond-Point et aux Bouffes du Nord) et à l’étranger (Belgique, Suisse, Québec, New-York).
Il collabore comme dramaturge avec le metteur en scène Bernard Levy depuis 2005, notamment sur Fin de Partie et En attendant Godot de S. Beckett (Théâtre de l’Athénée), Histoire d’une vie de Aharon Appelfeld (Scène Nationale de Sénart), Les chaises d’Eugène Ionesco (Théâtre de l’Aquarium, avril 2019), On ne paie pas ! On ne paie pas ! de Dario Fo en 2021 (MC2 de Grenoble).
Il collabore aussi régulièrement comme dramaturge avec la metteuse en scène d’opéra Mariame Clément (Barkouf d’Offenbach à l’Opéra National du Rhin, Carmen à L’Opéra de San Diego). En février 2016, il joue à Londres un rôle parlé dans une de ses mises en scène, L’étoile d’Emmanuel Chabrier, au Royal Opera House de Covent Garden.
Depuis 2017, il collabore également en tant que comédien et dramaturge avec l’autrice et metteuse en scène Sonia Bester, notamment pour le spectacle Ah ! Félix (n’est pas le bon titre) dans lequel il joue, puis en 2021 dans Comprendre, créé au Théâtre du Point du Jour à Lyon dans le cadre des Nuits de Fourvière en juin 2021.
Comme acteur, on a pu le voir en mars 2018 aux côtés de Karin Viard dans Véra, mis en scène par M. di Fonzo Bo et Elise Vigier (Théâtre de Paris, mars-avril 2018). À l’automne 2019, il joue dans Reconstitution : le procès de Bobigny d’Émilie Rousset et Maya Boquet, créé au T2G dans le cadre du Festival d’Automne à Paris.
En 2021, il co-écrit et joue dans la création collective Prenez garde à son petit couteau (Théâtre Monfort).
En 2022, il joue dans Bande Magnétique du chanteur Raphaël, mis en scène par Guillaume Vincent (Théâtre des Bouffes du Nord et en tournée). En septembre 2022, il joue aux côtés de Joséphine de Meaux dans La cuisse du Steward de Jean-Michel Ribes, mis en scène par Joséphine de Meaux et Mériam Korichi au Théâtre du Rond-Point à Paris. En 2023, il co-écrit, co-met en scène et joue dans La femme n’existe plus, tout le mois de décembre 2023 au Théâtre du Rond-Point.
En 2015, Jean-Luc Vincent fonde sa propre compagnie, Les Roches Blanches.
En mars 2017, il crée Détruire, une adaptation scénique de Détruire dit-elle de Marguerite Duras au Studio-Théâtre de Vitry en coproduction avec la Comédie de Béthune, CDN des Hauts de France, et le Théâtre Dijon-Bourgogne. E
n octobre 2019, il écrit et met en scène le solo Edith B. Avant-hier soir je n’avais pas envie d’aller me coucher pour la comédienne Edith Baldy (Théâtre de la Reine Blanche, Paris).
Au cinéma, Jean-Luc Vincent a interprété le rôle de Paul Claudel dans Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont avec Juliette Binoche (Berlinale 2013). Il retrouve Bruno Dumont en 2015 et joue dans Ma loute (Sélection Officielle, Festival de Cannes 2016) aux côtés de Juliette Binoche, Fabrice Luchini et Valeria Bruni Tedeschi. Il joue aussi dans le premier long métrage de Benoît Forgeard, Gaz de France, sorti en janvier 2015, et dans Apnée de Jean-Christophe Meurisse (Semaine de la Critique, Cannes 2016). Il a également joué dans de nombreux courts-métrages, notamment dans Calme ta joie d’Emmanuel Laskar sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes en 2015.
On a pu le voir aussi dans Doubles vies d’Olivier Assayas, Les petits flocons de Joséphine de Meaux, Ulysse et Mona de Sébastien Betbeder, Femme-enfant d’Amro Hamzawi, Neuf Meufs et Neuf Mecs de Emma de Caunes.
Il incarne le second rôle masculin du premier long métrage de Vincent Le Port, Bruno Reidal (Semaine de Critique, Festival de Cannes, 2021) et joue aussi dans le premier long-métrage de Manu Laskar, Le Médium (2022).
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