DE DENNIS KELLY

TOGETHER

Mise en scène MÉLANIE LERAY
Avec EMMANUELLE BERCOT ET THOMAS BLANCHARD

Dates

À partir du 16 janv.

Du mar. au sam. à 21h
Le dim. à 17h

DURÉE

1h30

TARIFS

À partir de 21 €

Création Atelier

TOGETHER

Elle et Lui, s’apprêtent à vivre une situation tout aussi inédite, qu’universelle. Contraints au huis clos durant une période frappée par l’incertitude, leurs ressentiments fusent et s’expriment avec trivialité révélant une redoutable vérité sur les rapports au sein d’un couple.

Dans cette comédie inédite de Dennis Kelly, le dramaturge connu pour sa verve réaliste et son humour mordant à l’anglaise, nous immisce dans l’intimité féroce d’un couple en période de confinement.

DISTRIBUTION

De Dennis Kelly
Traduction Philippe Le Moine
Édition L’Arche
Mise en scène Mélanie Leray

Avec Emmanuelle Bercot et Thomas Blanchard
Voix d’enfant Edgar Duval Delort

Assistante mise en scène Anne De Queiroz
Scénographie Damien Rondeau, Danila Fatovich et Mélanie Leray

Lumières François Menou
Musique Sylvain Jacques
Vidéo Cyrille Leclercq
Costumes Laure Mahéo

Photographie © Simon Gosselin

PRODUCTION

Production Théâtre de l’Atelier

Coproduction Compagnie 2052, Communauté d’Agglomération Mont Saint-Michel – Normandie

La Compagnie 2052 est conventionnée par le Ministère de la Culture DRAC Bretagne et soutenue par la Région Bretagne et la Ville de Rennes

PARTENARIAT

   

AUTOUR DU SPECTACLE
Note d'intention

Together est le tout dernier texte de l’auteur à succès britannique Dennis Kelly. Il plonge le spectateur dans l’intimité d’une famille en période de confinement.

La COVID-19, qui a précipité le monde dans une paralysie totale durant plusieurs années, a bousculé nos repères sensitifs en introduisant une nouvelle règle qui semblait nous échapper depuis longtemps : la vie en vase clos, le repli individuel dans le micro-espace du domicile familial.

En partant de ce constat, comment envisager la conjugalité ?

Comment exprimer son individualité quand nous nous retrouvons obligés de vivre constamment avec l’autre, de partager le même espace ? Elle et Lui ne sont pas différents de nous : ils se sont aimés, ils ont eu un enfant ensemble, mais l’enferment a mis en exergue leurs différences fondamentales, ces petits éléments qui nous situent dans le monde vis-à-vis de nos pairs et qui, dans un même temps, nous différencient. Ils se déchirent, parce qu’ils prennent conscience que l’unique liant — la fondation — de leur amour repose sur leur fils : Alfred.

Ce repli, traversé par les deuils, conduit au paradoxe d’un amour qui ne peut exister en dehors de sa considération physique et charnelle, mais qui ne doit pas outrepasser la frontière de la liberté individuelle, la place que chaque personne occupe dans le couple, dans le cercle familial… Le risque, mis en avant dans cette pièce et confirmé par notre propre expérience du confinement, concerne l’exploration de nos failles et le soulèvement de nos inhibitions, de nos barrières morales. Elle et Lui sont humains, monstrueusement humains, et l’enfermement les pousse à interroger la violence qu’ils ont refoulée, la haine qui sommeille en eux, mais qui n’avait pas, jusqu’alors, trouvé de terrain favorable afin de s’épanouir pleinement. Cette violence est également incarnée par leur fils, Alfred, qui développe une curieuse (et naturelle) fascination pour la mort et pour la cruauté. Ce jeune garçon grandit dans un environnement en huis clos entouré par la rage de ses parents et les corps morts qu’il ne voit pas, qu’il n’arrive pas à saisir. Le fictif et le réel se confondent, interrogeant, de facto, les limites du développement en contexte de pandémie.

Une tragi-comédie sur le couple 

L’humour tient une place centrale et permet « d’atténuer » la gravité du propos sur ces moments troubles et pour certains douloureux.

Par un usage récurent de l’effet d’adresse, les interprètes embarquent le public dans le processus de création. De ce fait, les spectateurs deviennent eux-mêmes acteurs et participent activement au spectacle. Elle et Lui s’adressent au public, attendent son approbation ou son soutien sans pour autant prendre en compte cet avis. Elle et Lui ont besoin de l’autre pour se faire entendre, pour s’expliquer, se moquer et s’engueuler. Et cet autre ne peut être que le public.

Cette savante triangulation donne à l’oeuvre de Dennis Kelly un effet « stand-up » qui sans aucun doute, stimulera le public qui a lui-même vécu l’expérience drôle et terrifiante du confinement.

Pour conclure on peut dire que c’est une aussi une pièce politique car elle place au centre du jeu les individus jugés essentiels durant la période: les aides-soignantes, les caissières…

Ces personnes qui ont pris tous les risques et à qui nous avions promis des revalorisations salariales, une meilleure considération dans le « monde d’après ».

Le monde promis n’a pas eu lieu et nous pouvons légitiment nous demander ce qu’il nous reste de ces moments sombres ; Together est une réponse à considérer.

Mélanie Leray et Edouard Delelis

La presse en parle

« Les deux comédiens y sont formidables. Ils s’adressent souvent directement au public, l’interpellent comme des stand-uppeurs. Emmanuelle Bercot, vraie bête de scène décidément, est tout particulièrement éblouissante de rudesse, de mauvaise foi et de tendresse blessée. Elle réussit ainsi une scène d’absolu sadisme avec talent à faire froid dans le dos… » TT, TÉLÉRAMA SORTIR

« Entre thérapie de couple à ciel ouvert et thérapie de groupe à guichet fermé, Emmanuelle Bercot et Thomas Blanchard transforment la scène en déversoir désopilant : chacun parle cash, cru et dru des défauts de l’autre et s’adresse directement au public, qui rit jaune devant ce couple qui voit rouge et ose dire tout haut les agacements et le ressentiment que la politesse cache habituellement sous le tapis. Le texte de Dennis Kelly est mis en scène de manière allègre par Mélanie Marcelle Leray. Les comédiens, très justes, campent avec bonheur ces quarantenaires au bord de la crise de nerfs. » L’OFFICIEL DES SPECTACLES

« L’interprétation remarquable d’Emmanuelle Bercot et Thomas Blanchard, réunis pour cette version française apporte de la densité et de l’émotion au spectacle. Et le public, séduit par notre duo de choc, n’est pas avare d’applaudissements. », LES ÉCHOS

« La pièce de Dennis Kelly est un bijou d’humour à froid. Son adaptation française est portée par deux comédiens éblouissants : Emmanuelle Bercot, sans forcer son talent, sait passer en quelques secondes d’une cruauté implacable à la détresse d’une fille endeuillée. Thomas Blanchard excelle. », THÉÂTRAL MAG

« Très bien réglé par la metteuse en scène, le stratagème dramaturgique permet aux 2 artistes, complices et magnifiquement accordés dans l’épuisante dispute, une liberté formidable. Une joie qui éclabousse jusqu’au public. C’est de l’amour vache ? Non, c’est de l’amour tout court ! L’amour du Théâtre. », LA TRIBUNE

« L’entièreté de la pièce se joue dans une adresse directe au public, pris à partie par les états d’âme au plateau : une énergie revigorante et légère circule alors, et c’est surtout assez drôle. », LA TERRASSE

« C’est un vrai cri de révolte sincère que pousse l’auteur britannique. Les deux comédiens sont excellents. Crédibles à tout instant. », L’HUMANITÉ

« Autant dire que quiconque connaît la patte Kelly, ne sera pas désarçonné par 𝘛𝘰𝘨𝘦𝘵𝘩𝘦𝘳, son dernier texte en date, que met en scène Mélanie Leray. », LIBÉRATION

DISTRIBUTION
DENNIS KELLY
Auteur et scénariste

Dennis Kelly est né à Londres en 1970. Il est l’héritier du théâtre « in yer face » (Sarah Kane, Martin Crimp, Mark Ravenhill). Ses pièces sont jouées et traduites dans le monde entier.

Il est également l’auteur de pièces radiophoniques et scénariste de séries télévisées : Pulling (SilverRiver/BBC 3), UTOPIA (Kudos/Channel 4) qu’il a également coproduite, et The Third Day (HBO / Sky Atlantic).

Il a reçu de nombreux prix et distinctions : nomination pour les British Academy Film Awards en 2008, lauréat des prix South Bank Award et British Comedy Award en 2009.

Son théâtre est publié à L’Arche.

Together est son dernier texte et sera édité dans sa version française à l’automne 2022.

MÉLANIE LERAY
Metteuse en scène

Après l’école du Théâtre National de Bretagne Mélanie participe avec les élèves de sa promotion à la création du collectif Les Lucioles.

En 2012 elle créé sa propre compagnie : La Compagnie 2052.

Elle débute la mise en scène au Centre Pénitentiaire des femmes de Rennes en 2000. Elle y créé deux spectacles autour des écritures de Sarah Kane, Botho Stauss et Jean -Luc Lagarce. Puis elle co-met en scène 2 pièces de Lars Norén : Automne et hiver au Théâtre de la Bastille en 2006 et La Veillée – Festival d’Automne 2007 avec Pierre Maillet. Elle met en scène deux jeunes auteurs français : Erma et moi de Mario Batista au Festival Corps de Texte à Rouen puis La Chaise de Florian Parra au Théâtre du Rond-Point. En association avec le Théâtre National de Bretagne, elle créé 3 textes britanniques qui seront traduit et édités à cette occasion. Leaves de Lucy Caldwell 2009, Contractions de Mike Bartlett 2012 et La Mégère apprivoisée (Comment dompter l’insoumise) de W. Shakespeare. Puis Tribus de Nina Raine en 2017. Elle dirige la promotion 9 de l’école du TNB accompagnée d’élèves de l’école de cinéma l’ESRA autour d’une adaptation de L’insoutenable légèreté de l’être de Kundera. Création estivale-Rennes 2017.

En 2019, Girls and Boys au Théâtre du Petit Saint Martin obtient le Molière du meilleur seule en scène, le prix Laurent Terzieff du Syndicat de la Critique et le prix Jean-Claude Brialy pour la compagnie 2052au Festival d’Anjou. En 2020, elle créé Viviane, une adaptation du premier roman de Julia Deck. Le spectacle est repris en 2022 au Théâtre Monfort après la pandémie.

En 2022, dans le cadre du DESC#2 au CDN d’Angers elle met en scène le texte primé de Clio Vande Walle.

En 2022 au CDN de Caen, Le Mérite une pièce qu’elle a co-écrite avec Maelle Pouéchoultres. Mélanie est artiste associée au CDN de Caen depuis 2021. En 2023 au CDN de Caen, Le Mérite une pièce qu’elle a co-écrite avec Maelle Pouéchoultres. Mélanie est artiste associée au CDN de Caen depuis 2021.

Également comédienne elle a joué au théâtre sous la direction de Laurent Javaloyes, PierreMaillet, François Rancillac, Patricia Allio, Pierre Huyghe, Cédric Gourmelon…

Au cinéma elle a travaillé avec Manuel Poirier (prix du Jury du Festival de Cannes 1997), XavierBeauvois, Marion Vernoux, Benoît Jacquot, Sébastien Bailly, Jalil Lespert, Rémi Bezançon, Léa Fehner… Elle a obtenu en 2001 le Lutin de la meilleure actrice pour Les Filles du 12 de Pascale Breton avec laquelle elle a tourné 4 films.

EMMANUELLE BERCOT
Comédienne

Après s’être essayée à la danse, au spectacle puis au théâtre, Emmanuelle Bercot se lance dans le cinéma en intégrant la prestigieuse Fémis. Et c’est avec succès puisque son film de fin d’études, le court métrage Les Vacances, est récompensé à Cannes du prix du jury du court métrage en 1997. Procédant par étapes, elle passe ensuite au moyen métrage avec La Puce, film remarqué qui révélera Isild Le Besco. Elle obtient avec ce film le deuxième prix de la Cinéfondation, toujours à Cannes, en 1999. Entretenant une relation au long cours avec le Festival de Cannes, son premier long métrage, Clément, dans lequel elle se met elle-même en scène, est sélectionné dans la catégorie Un Certain Regard en 2001.

En 2005, son film Backstage l’emmène cette fois-ci dans un autre festival, à la Mostra de Venise. En traitant des premiers émois sexuels dans La Puce, des amours interdites dans Clément, et de l’idolâtrie dans Backstage, Emmanuelle Bercot, souvent en compagnie de son actrice fétiche Isild Le Besco, explore le monde adolescent. Un monde qu’elle n’abandonne pas en travaillant pour la télévision. Sa série Mes chères études traite de la prostitution étudiante.

Lorsqu’elle revient à Cannes en 2011, c’est en tant qu’actrice, pour défendre le 3e film de Maïwenn, Polisse, qui repart avec le Prix du Jury. La même année, Emmanuelle Bercot reçoit le Prix Télévision de la SACD.

Elle fait l’ouverture de Cannes en 2015 avec son film La Tête haute, avec Catherine Deneuve. Elle remporte la même année le prix d’interprétation féminine pour son rôle dans Mon roi, réalisé par Maïwenn.

Elle est faite chevalier de la légion d’honneur le 1er janvier 2016.

Photographie © E. Pain

THOMAS BLANCHARD
Comédien

Thomas Blanchard a été formé au Conservatoire national supérieur d’art dramatique (promotion 2001) dans la classe de Jacques Lassalle puis de Daniel Mesguisch.

Au théâtre, il a joué sous la direction de Philippe Adrien dans Arcadia de Tom Stoppard, de Jacques Lassalle dans La vie de Galilée de Bertolt Brecht et dans Il Campiello de Goldoni, de Jacques Weber dans Cyrano de Bergerac de Edmond Rostand, de Jean-Yves Ruf dans Comme il vous plaira de Shakespeare, de Piotr Fomenko dans La forêt d’Ostrovski, de Muriel Mayette dans Le conte d’hiver de Shakespeare et Le Retour au désert de B-M Koltès, de Marcel Bozonnet dans Tartuffe de Molière, de Bruno Bayen dans Les Provinciales de Blaise Pascal, de Christophe Rauck dans Cœur ardent d’Ostrovski, de Marion Guerrero dans Orgueil, poursuite et décapitations de Marion Aubert, de Laurent Brethome dans Bérénice de Racine, de Jean- Louis Benoit dans Amour noir de Courteline, de Laurent Gutmann dans Le Prince d’après Machiavel, d’Hélène Soulié dans Un Batman dans ta tête de David Léon, de Mathieu Bauer dans The Haunting Melody, de Vincent Macaigne dans Je suis un Pays, de Thomas Quillardet dans Ton père de Christophe Honoré, d’Alain Françon dans La Seconde Surprise de l’amour de Marivaux, de Gilles Ostrowsky et Sophie Cusset dans Voyage en Ataxie.

Au cinéma, il a tourné avec Noémie Lvovsky, Bertrand Bonello, Jérôme Levy, François Armanet, Alain Guiraudie, Yves Angelo, Emmanuel Bourdieu, Daniel Sicard, Mikhaël Hers, Ulrich Kolher, Anne Le Ny, Solveig Anspach, Sébastien Betbeder, Antoine Cuypers, Emmanuel Mouret, Amélie Van Elbmt, Quentin Dupieux et Philip Scheffner.

Il a mis en scène La Cabale des dévots de Boulgakov, Jeanne Darc de Nathalie Quintane, Fumiers, une adaptation d’un épisode de l’émission StripteaseUbu de Jarry en mise en scène collective avec Olivier Martin-Salvan et en co-mise en scène avec Sébastien Betbeder La terre entière sera ton ennemie d’après Watership Down de Richard Adams.

Photographie © India Lange

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