DATES

Du mardi au samedi à 21h
Le dimanche à 15h

TARIFS

Catégorie 1 : 45€
Catégorie 2 : 35€
Catégorie 3 : 27€

BILLETTERIE

Sur place et par téléphone :
01 46 06 49 24
Du mardi au vendredi de 17h30 à 21h
Le samedi de 16h à 21h
Le dimanche de 13h à 17h

 

ATTACHÉE DE PRESSE

Dominique Racle
dominiqueracle@agencedrc.com

À PARTIR DU 9 NOVEMBRE 2021

Jean-Marie Gourio

Brèves de comptoir,

Tournée générale !

Adaptation : Jean-Michel Ribes & Jean-Marie Gourio

Mise en scène : Jean-Michel Ribes assisté d’Olivier Brillet

Scénographie : Emmanuelle Favre

Costumes : Juliette Chanaud

Lumières : Jacques Rouveyrollis

Accessoires : Célia Marolleau

Musique : Jean-Claude Camors

Avec Philippe Duquesne, Nanou Garcia, Gilles Gaston-Dreyfus, Philippe Magnan, Marie-Christine Orry et Philippe Vieux

 

Avant Jean-Marie Gourio, l’homme de bistrot n’était pas au bistrot, il était dans l’indifférence générale. Pas vu, pas entendu, pas senti, l’homme de bistrot buvait son coup nulle part. Comme la Joconde avant Vinci, l’art nègre avant Picasso, l’amour avant Ronsard et les pendus avant Villon, il n’existait pas.

Le monde n’était pas fini. Jean-Marie Gourio pousse la porte d’un bistrot. Il commande une bière et jette un œil sur le petit monsieur flou appuyé au comptoir, à côté de lui. Gourio est le premier à le regarder, à l’écouter, à l’aimer.

Aussitôt, le petit monsieur devient net. Il est drôle, étrange, immense, il bouge, il parle, il vit : il est le monde.

Jean-Michel Ribes

Le bistrot est un espace de liberté, un caisson de résonances où des individus dont la parole et le discours sont peu ou prou neutralisés dans leur travail, dans la rue, dans leur foyer, se mettent soudain à parler. Ils parlent ici comme on ne parle nulle part ailleurs. Ce lieu produit et distribue de l’alcool, mais aussi du langage, celui qu’on écoute ou pas, de tous ceux qui se sentent exclus ailleurs. Le bar est un endroit de banalité où l’on trouve des pépites. Jean-Marie Gourio, dans ces débits de boisson, se met sur une fréquence d’écoute particulière : il guette le génie populaire, il devient le découvreur d’un langage qui naît là, comme d’autres trouvent de l’or dans la boue. Le trésor ici, c’est une parole qui redit le monde, surgie de personnes qui ne sont ni des intellectuels, ni des journalistes.

Il ne s’agit pas de phrases chocs ou de bons mots, mais de jaillissements spontanés d’une grande humanité. On pense à Queneau, à Tzara ; la brève est une pièce en soi, mais elle renvoie sans cesse à l’autre, qui renvoie à son tour à tous autres. Et l’ensemble, au fil d’un cadavre exquis, forme des dialogues, qui à leur tour composent une photographie de l’humanité.

Les brèves seront un matériau idéal pour l’historien qui voudra savoir, dans quelques années, quelles étaient les préoccupations de la chair du peuple. Toutes sont authentiques. Le matériau comme les sujets bougent. La hiérarchie des préoccupations n’a rien à voir avec celle qu’annoncent les sondages, les politiciens et les commentateurs. Les brèves rassemblées s’imposent comme une radiographie du monde contemporain ; de nous-mêmes. Et cette image dénote de celle que véhiculent tous ceux qui nous rappellent sans cesse qu’ils savent mieux que nous qui nous sommes.

L’essentiel reste la dimension humaine de l’ensemble. C’est un théâtre de grand burlesque dramatique, où la drôlerie trouve ses racines dans le désarroi. Le bistrot rassemble des gens un peu trop seuls, abandonnés, qui parlent enfin. Il ne s’agit pas d’une classe sociale précise, d’un genre humain isolé. Il s’agit bien de nous, de nous tous. Sur le plateau, tout doit être sincère et vrai. C’est la vie. Mais nous sommes au théâtre. C’est donc la vie, en mieux.

Propos de Jean-Michel Ribes recueillis par Pierre Notte

« Plus je bois et plus je suis saoul parce que moi, je suis logique ! »

Toute l’aventure des Brèves de comptoir a commencé ce jour où j’ai entendu cette petite phrase : « Est-ce qu’une plante carnivore peut être végétarienne ? Je crois pas… » lancée en l’air par un client accoudé devant un petit verre de vin blanc. Amusé, et pour ne pas l’oublier – bon réflexe – je la notais. Le lendemain, j’en notais une seconde au Relais Lagrange de la Place Maubert, puis une troisième au Chinon, une quatrième et une cinquième au Bar du Métro, puis d’autres encore dans d’autres bars, au Fleury, au Café de la Poste, au Cigarillo, aux Trois Canons, à la Civette, au Cépage, au Balto, des dizaines, des centaines, bientôt des milliers, et cela n’a jamais cessé ! J’avais découvert la Brève ! Pépite de mots brillante au milieu du torrent des phrases. Pendant des années, j’ai compilé ces phrases libres puis je les ai publiées.

Les livres ont connu un énorme succès. Jean-Michel Ribes les mit une première fois en scène dans l’émission Palace, jouées par Jean Carmet, formidable client solitaire au comptoir de ce grand palace disant ces Brèves de comptoir, pensées saugrenues, amusantes et déroutantes qui lui passaient par la tête et aussi par le foie. Puis vint le théâtre. Du théâtre des zincs au théâtre du théâtre ! Du bar du théâtre au théâtre lui même, il n’y avait que la rue à traverser, Jean-Michel Ribes prit les Brèves par la main et les y amena. L’affaire était dans le sac ! Depuis, Jean-Michel Ribes et moi-même ne cessons de faire « monter sur les planches » ce qui naquit sur l’horizontale du zinc !

  • Heureusement qu’il y a les comptoirs pour s’accouder, sinon on serait debout sur la terre comme des cons !
  • Si tu veux mon avis ? Je sais pas.
Jean-Marie Gourio

Tarif moins de 26 ans*
Tarif Voisins du 18ème*

*Vous pouvez bénéficier de ces tarifs préférentiels uniquement en vous présentant 1 heure avant à la billetterie du Théâtre, en fonction des places disponibles, sur présentation d’un justificatif.

DATES

Du mardi au samedi à 21h
Le dimanche à 15h

 

 

TARIFS

Catégorie 1 : 45€
Catégorie 2 : 35€
Catégorie 3 : 27€

 

BILLETTERIE

Sur place et par téléphone :
01 46 06 49 24
Du mardi au vendredi de 17h30 à 21h
Le samedi de 16h à 21h
Le dimanche de 13h à 17h

 

ATTACHÉE DE PRESSE

Dominique Racle
dominiqueracle@agencedrc.com