Séveste X Théâtre de l’ATELIER

Déjà plébiscités pour leur vaillant bistrot du quartier Mouffetard, les frères Alexis et Josselin Flocon investissent Montmartre pour lancer Séveste, première table du mythique Théâtre de l’Atelier. 

On dit parfois d’un restaurant qu’il est un théâtre comme les autres.

Sûrement parce que ces deux-là partagent le même goût du jeu et du public. Chaque jour, chez l’un, chez l’autre, on passe à table, on met en scène dans l’élan du partage. De là, ne pas bouder son plaisir, à découvrir, au printemps 2022, l’alliance d’une table et d’un théâtre.

Les frères Flocon investissent l’Atelier. Deux jeunes premiers de l’avant-scène bistronomique à la rencontre d’un monument des planches parisiennes et voilà soudain Séveste à l’affiche.

On dit encore qu’un théâtre, un vrai, un grand, est rempli de fantômes.

L’Atelier n’en manque pas, invisibles personnages qui soufflent la légende aux rideaux comme aux fauteuils de la salle.

Il y a là Pierre-Jacques Séveste (d’où le petit nom du resto) qui en posa la première pierre et l’immense Charles Dullin (d’où le grand nom de la jolie place) qui y inventa, avant l’heure, le théâtre contemporain.

Des auteurs forcément, des acteurs fatalement, Arthaud, Romain, Salacrou, Claudel, Anouilh, Sagan mais aussi Bardot et Belmondo, Terzieff et Bouquet. Mieux encore, à l’Atelier, c’est tout un quartier qui entre en scène. Montmartre, dans les coulisses de la Butte. Montmartre, au décor comme à  l’intrigue.

Montmartre qui, dedans, dehors, lâche, ici, sa plus belle réplique : Paris.

On dit souvent, au spectacle, que tout se joue au premier acte.

Cet été, le Séveste soigne donc le sien en révélant – extérieur jour, extérieur nuit – un charme de terrasse. Depuis le flanc du théâtre jusqu’au balcon de la place, la capitale s’y livre dans son meilleur répertoire. La rue, les arbres, les piétons, le passage et la ville qui s’invitent. Une centaine de couverts à boire, à manger, à vivre l’espace et l’instant de trois scènes.

La première, le midi, au joli sens de la formule pour une dînette légère comme l’air du temps, délicieusement ingénue où, trois entrées, trois plats, trois desserts, au choix,  vous font la bouche pleine d’un cabillaud breton fumé, fenouil et fromage frais, d’une échine de cochon fermier confite, pomme de terre, confirment ail et d’une tartelette ivre de rhubarbe.

La seconde, en journée avec des nourritures gourmandes comme parfois les bons mots, toutes ravies de soutenir l’appétit sans vous piquer la vedette, belle troupe sucré-salé d’œufs à la coque et mouillettes de pain au beurre d’algue, de flan d’asperges, sauce hollandaise et huile de verveine, d’omelette soufflée au comté et mesclun, de scones à l’abricot et estragon.

La dernière, chaque soir, avec les tables qui s’endimanchent, nappées comme en une guinguette plein air et costumée. Bucolique à Montmartre, la cuisine s’y joue en mode tapas autour d’une carte lâchant la tirade de recettes sensibles, charmeuses, tout à la fois simples, singulières, vivantes et végétales où chacun piochera à l’envie. Côté cour, côté jardin ! Ceux qui attendent, debout, le prochain spectacle. Ceux qui, assis, refont le monde et retiennent la nocturne. Les uns, les autres, réunis à nourrir leurs conversations en dégustant beurre à la moelle, tartelette petits pois et fromage frais à l’échalote, tartare de veau pignons de pins crémeux oignon, riz au lait d’amande et noisette, abricot confit.

On dit enfin que la meilleure pièce est peut-être la suivante. Rendez-vous donc à l’automne prochain, même endroit, mème circonstance, pour l’acte deux du Séveste. Cette fois, intérieur jour, intérieur nuit avec une table de poche en façon de speakeasy, à mi-pente du bar glamour et du chic réfectoire où l’on découvrira cocktails inspirées et comestibles soignées dans l’énergie d’un Atelier à vivre côté foyer.

LA PRESSE EN PARLE 🖋

« Longtemps que l’on rêvait de s’attarder sur cette place autrement qu’au hasard d’un diabolo et d’une assiette pousse-frites. […] Déjà remarqués pour avoir sorti Mouffetard de sa torpeur gastronomique, les frères Flocon, associés au théâtre, installent – midi, minuit – l’idée et le bon goût d’une cuisine de terrasse légère, nature, disponible, gaie comme une tartelette de petits pois et fromage frais à l’échalote. Un côté jardin à ne pas manquer avant de découvrir, à la rentrée, les mêmes frangins aux commandes, côté cour, du foyer de L’Atelier.« 

Les 20 restaurants de l’été 2022 à Paris, Le Figaro

« Inutile de chercher le nom du restaurant quelque part, Seveste se dévoile uniquement en terrasse, face au Théâtre de l’Atelier. En effet, le néobistrot investit la place Charles Dullin dans le 18e, à l’ombre de ses tilleuls centenaires gigantesques. On file donc s’installer à table sur cette charmante place pittoresque qui fait le charme de Paris, face à la bâtisse historique de l’ancien Théâtre Montmartre imaginé par Pierre-Jacques Seveste en 1822 (d’où le nom du restaurant par déduction). Chez Seveste, on vit l’effervescence de la vie parisienne. Place vivante par excellence, on se retrouve face à la nuée de spectateurs venu assister à l’une des pièces jouée dans l’un des rares théâtre du 19e encore en activité. Le bon plan ? venir s’attabler après le spectacle et continuer à profiter de ce cadre hors du temps.« 

Séveste, la terrasse-restaurant du Théâtre de l’Atelier à Montmartre, Sortir à Paris

RÉSERVER UNE TABLE

INFOS PRATIQUES 

Du mercredi au dimanche de 12h à 00h
ouvert uniquement en terrasse sur la Place Charles Dullin (période estivale)
en terrasse et au bar du théâtre (à partir de septembre)