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L’ÉTÉ 80

FANNY ARDANT LIT
MARGUERITE DURAS


Adaptation et mise en lecture de Bertrand MARCOS



 
Comment une commande pour Libération est devenue une œuvre littéraire à part entière ? Au-delà de quelques références politiques liées à la forte actualité de l’été 1980, on retrouve surtout la fascination de Marguerite Duras pour la mer, l’enfance, le désir, et l’amour impossible. Surgit à chaque page la force de son écriture. Cette nécessité de dire et de saisir ce qui se voit, ou tente de se voir, là, devant nous. Avant que cela ne disparaisse, devant l’éternité de la mer.
Bertrand Marcos
 
 
Au début de l'été, Serge ]uly m'a demandé si j'envisageais dans les choses possibles d'écrire pour Libération une chronique régulière. ]'ai hésité, la perspective d'une chronique régulière m'effrayait un peu et puis je me suis dit que je pouvais toujours essayer. Nous nous sommes rencontrés. Il m'a dit que ce qu'il souhaitait, c'était une chronique qui ne traiterait pas de l'actualité politique ou autre, mais d'une sorte d'actualité parallèle à celle-là : d'événements qui m'auraient intéressée et qui n'auraient pas forcément été retenus par l'information d'usage. Ce qu'il voulait, c'était : pendant un an chaque jour, peu importait la longueur, mais chaque jour. ]'ai dit : un an c'est impossible, mais trois mois, oui. Il m'a dit : pourquoi trois mois ? ]'ai dit : trois mois, la durée de l'été. Il m'a dit : d'accord, trois mois, mais alors tous les jours. Je n'avais rien à faire cet été-ci et j'ai failli flancher, et puis non, j'ai eu peur, toujours cette même panique de ne pas disposer de mes journées tout entières ouvertes sur rien. J’ai dit : non, une fois par semaine, et l'actualité que je voulais. Il a été d'accord. Les trois mois ont été couverts, à part les deux semaines de fin juin et début juillet. Aujourd'hui, ce mercredi 17 septembre, je donne les textes de L'Eté 80 aux Éditions de Minuit. C'est de cela que je voulais parler ici : de cette décision-là, de publier ces textes en livre. ]'ai hésité à passer à ce stade de la publication de ces textes en livre, c'était difficile de résister à l'attrait de leur perte, de ne pas les laisser là où ils étaient édités, sur du papier d'un jour, éparpillés dans des numéros de journaux voués à être jetés. Et puis j’ai décidé que non, que de les laisser dans cet état de textes introuvables aurait accusé davantage encore le caractère même de L'Été 80, à savoir, m'a-­t-il semblé, celui d'un égarement dans le réel.
Marguerite Duras

 
Photographie © Carole Bellaiche / H&K
Dimanche 28 janvier à 19h
Lundi 29 janvier à 20h


Durée : 1h10
​​​​​​TARIFS :
(Frais inclus)

Catégorie 1 : 35 € 
Catégorie 2 : 25 € 
Catégorie 3 : 17 € 
Attachée de presse:
Nathalie Gasser

gasser.nathalie.presse@gmail.com
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